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Parcours de vie
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Raccourcis Télécharger le texte complet (format pdf) ou format word (Extraits) L'enfance Bernard Marie Jean Henri Forthomme est né en 1952, à Liège, cœur de l’ancienne Principauté épiscopale fondée au Xe siècle (située aujourd’hui en Wallonie), et qui demeura un Etat autonome, sous la suzeraineté de l’Empire germanique, jusqu’à la Révolution française. La ville de Liège, dont le centre actuel est habité au moins depuis le néolithique, est vraiment venue au jour suite à l’assassinat de St Lambert, évêque de Tongres (cité romaine) résidant à Maastricht (cité mosane prospère), vers 705, et grâce au développement d’un culte populaire favorisé par les signes de puissance sacrée qui suscitèrent la réunification du corps sanctoral et du lieu marqué par l’effusion violente et injuste de son sang. La cité ne devint toutefois une ville épiscopale que sous les Carolingiens. Charlemagne y fêta la Pâque 770. Bernard Forthomme est né à quelques pas du Carmel sis aujourd’hui à l’emplacement de la léproserie médiévale, là même où a vécu sainte Julienne de Cornillon (initiatrice de la Fête du Corps et du Sang du Christ), et non loin de l’ancienne Chartreuse, dans un quartier marqué par les exécutions de nombreux résistants durant la première guerre mondiale. La rue même où il a vu le jour porte le nom d’un fusillé, ainsi d’ailleurs que l’Ecole élémentaire où il était inscrit. Son enfance est marquée bien plus par les échos de ces exécutions capitales — nombre d’endroits où il jouait se référaient aux victimes de la barbarie guerrière —, que par les livres. Enfance éprise de l’atmosphère mystérieuse d’une longue ruelle abrupte et encaissée, venue à pied d’un profond jadis montant du Carmel vers le Lieu interdit d’exécution, surmontée par l’arcade en briques nocturnes d’un ponceau que l’on nommait Napoléon, sans oublier les fêtes populaires, les cors et les cuivres des orchestres, les odeurs palpitantes des grandes foires, les pétales de fleurs répandus sur les chaussées, foulés aux pieds lors de la Fête-Dieu, l’exaltation de la Saint-Nicolas, l’atmosphère de Noël, le solfège, le chant choral en latin, le tambourinement de l’Afrique noire, ses cris d’émancipation ; oui, enfance imprégnée de tout cela bien plus que par toutes les bibles. Goût prononcé très tôt pour la récitation et le théâtral. (...) Télécharger le texte complet (format pdf) ou format word
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