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Philosophie
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Le respect Le respect ! Lorsqu'on entend ce mot, nous avons tous une idée de ce que cela signifie : respect du silence, des pelouses, respect de la vie, respect du corps, et ainsi de suite. C'est un large champ sémantique qui nous obligera, ce soir, à préciser un peu le terme. Et nous verrons pourquoi finalement on nous demande de respecter le silence, de respecter les pelouses : ce n'est pas un hasard si l'on a choisi ce mot. Cela suppose aussi que nous ayons un regard plus précis sur ce vocable de respect. (...) Crise et reprise du spectacle de la cruauté La chair au miroir médiatique de la cruauté La cruauté est une forme particulière de la violence qui implique la volonté de tyranniser l’autre, la saveur éprouvée du sang qui coule — d’où son lien ancien avec l’anthropophagie des “sauvages” et des princes tragiques, ce qui excède de loin le mythe, l’ethnologie ou le champ pathologique —, mais encore et surtout peut-être, une double impétuosité : l’une exercée contre la douceur naturelle éprouvée à l’égard des individus du même genre — avant même qu’il soit question d’altérité irréductible au genre —, et l’autre portée contre la miséricorde spontanée à l’égard de soi, de sa propre personne. Transformer une telle cruauté en spectacle, en jeu théâtral, en contenu médiatique ou en scénario contenu, en consolation philosophique, en descente poétique aux enfers ou au purgatoire, en union avec le chant qui sape l’envie, en exercice spirituel s’il le faut, en dramatisation intérieure, c’est négocier avec la cruauté, mais aussi voiler l’événement de l’altération, l’habiller, le tenir à distance, au risque de l’euphoriser, d’assimiler intimement cette pharmacie à sa vie. (...)Télécharger le texte (59 ko) Nature et surnature dans le Faust de Goethe par Edith Stein (Traduit par Bernard forthomme ) Revue Américaine : Philosophie et théologie face aux émotions Résumé : La philosophie française, depuis Montaigne, Descartes et Pascal — inscrits eux-mêmes dans une lignée augustinienne qui se refigure à l’époque médiévale avec Bernard de Clairvaux et les Victorins—, mais surtout à l’époque des Lumières, s’est attachée à repenser les passions d’une manière si radicale qu’elle pousse à s’interroger sur la nature du lien qui unit l’ordre des émotions et la philosophie. Serait-elle plus distanciée que ne peut l’être le discours théologique ? Une pierre de touche de cette problématique paraît être l’attitude respective de la philosophie et de la théologie face au théâtre, et d’abord à la tragédie grecque.
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