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Bernard Forthomme

Ecrivain
 

Publications récentes

Histoire de la pensée de Liège tome I

 (IVe-XIe siècles), Paris, Orizons, 2018, 544 pages

Histoire de la pensée de Liège tome II

(XIIe - XVe siècles), Paris, Orizons, 2019, 737 pages

Histoire de la pensée de Liège tome III

(XVIe - XVIIe siècles), Paris, Orizons, 2019, 693 pages

Editions Orizons

Le renouveau de la pensée, de portée européenne, manifesté au Pays de Liège sous forme de la pensée inclusivedurant tout le XIe s., s’est confirmé au siècle suivant, mais en perdant sa position centrale. Toutefois, la pensée juridique, canonique ou civile, régulant la circulation des biens et des personnes, offrant une sorte de science sociale, a joui d’un développement remarquable, sans entraver une anthropologie de la vie spirituelle la plus aiguë.

La période couverte par ce volume manifeste, de manière singulière, une pensée de l’intégralité (par la constitution de nombreuses encyclopédies théologiques, de sciences naturelles, astronomiques et musicales) et des limites, voire borderline, touchant certaines expériences du corps et du cœur.

En outre, dès avant 1200, l’accès direct aux sources grecques, d’Aristote en particulier, conduit à penser l’articulation des sciences naturelles, de la médecine et de la philosophie. Tout cela prépare la voix des ténors de la pensée universitaire comme Siger de Brabant et Godefroid de Fontaines. L’ébranlement de l’Europe lié au Grand Schisme, est assumé avec acuité par la pensée politique et conciliaire de Pierre Plaoul.

Néanmoins, la pensée s’est vue grandement menacée dans ses conditions de possibilité lorsque, par ironie de l’histoire, les ducs de Bourgogne entendirent reconstituer l’espace lotharingien, et lorsque le Téméraire décida de supprimer sa « Constitution », de vassaliser l’intervalle principautaire liégeois, notoirement rebelle, aboutissant ainsi au grand Sac de Liège en 1468. Ce qui n’empêcha pas les Liégeois de relever la crête et de laisser percer les lueurs de la première modernité venue d’Italie.

->Histoire de la pensée au pays de liège (extrait)

->Editions l'Harmattan

Camilla da Varano : Un maître spirituel de la Renaissance.
Approche généalogique des Istruzioni al Discepolo(1501)

Arras, Presses Université d'Artois, 2019, pages 45 à 58

Il faut ici corriger une méprise de l'éditeur. Le signataire de cette étude était bien membre des Facultés Jésuites de Paris (Centre Sèvres, Paris VI), à l'époque de la rédaction, mais pas membre de l'Université Paris VI Pierre et Marie Curie, comme indiqué, suite à une lecture erronée de la mention Paris VI (ème arrondissement).

La vertu des païens

Le présent volume part d’une question simple : comment le christianisme occidental, à partir du XVIe siècle, parvient-il à incorporer, dans son histoire et dans son destin, la découverte des peuples non-chrétiens ? Comment peut-il chercher à convertir des peuples qu’il avait repoussés, jusqu’ici, aux limites de sa propre assurance à se tenir au centre du monde ? Cette question ne concerne pas seulement l’aventure des missions de Chine, mais la Chine porte à ses sommets l’angoisse théologique et anthropologique d’une autre civilisation, seule comparable aux grandes civilisations antiques. N’a-t-il pas fallu pour cela tenter de transférer la relation des juifs et des chrétiens à celle des confucéens et des catholiques ? Ce moment crucial de l’époque moderne redécouvre d’autres grandes scansions de l’histoire de l’Occident, non pas seulement dans le rapport entre judaïsme et christianisme, mais dans ce que l’on peut appeler l’invention chrétienne du « paganisme » comme religion des autres, ou du passé.
Sommes-nous aujourd’hui aussi loin de tout cela qu’on pourrait le penser ? Qu’en est-il du statut des autres religions dans une période de grand reflux de l’œcuménisme religieux ? La reconnaissance de la « vertu des païens », reconnaissance ambiguë, proche d’une tolérance toute aussi ambiguë elle-même, est pour nous aujourd’hui un miroir tendu, dans l’épaisseur du temps, au malaise d’une civilisation qui se veut post-chrétienne.
Le volume propose, à partir de ce moment essentiel, un retour en arrière dans le temps – l’Antiquité, le Moyen Âge – et un saut vers le futur, notre présent, et entend confronter les débats historiques les plus complexes, éclairés par les meilleurs spécialistes, avec une réalité contemporaine dans laquelle, comme nous le savons parfois trop bien, l’« Autre » hante encore l’identité incertaine des sociétés et des peuples.​​

Repenser l'Altérité

Editions Paroles et Silences 2018

Sophie Binggeli - Bernard Forthomme - Henri-Jérôme GAGEY - Rivon Krygier - RaficNahra - Sophie Nordmann - Anne-Marie-Pelletier Franklin Rausky - Liliane Vana -Thierry Vernet 

"Repenser l'altérité", est le titre du colloque qui s'est tenu au Collège des Bernardins et qui marquait, outre la collaboration entre le Collège des Bernardins et l'Institut universitaire d'études juives Elie Wiesel, la conclusion de deux années de dialogues, de discussions et d'approfondissement théologique sur cette question de l'altérité. Ce travail a une valeur exemplaire de ce que nous pouvons faire ensemble et de ce qu'il importe que nous puissions réaliser, c'est-à-dire, penser théologiquement notre monde, le penser à partir de nos religions et de nos racines. 
Après les événements survenus au cours de l'année 2015, "Repenser l'altérité" s'avère être est un sujet d'une grande importance et nous savons que la société actuelle est tentée d'exploiter le souffle fusionnel qu'il y a à l'intérieur d'une certaine conception de l'amour humain. Nous savons aussi qu'il y a dans le monde deux types de familles religieuses. Les religions de l'altérité marquées par la mystique de la relation à l'autre et les religions de la fusion, où l'homme finalement "s'entre", comme dit le terme, dans une fusion avec l'autre, voire même avec quelque chose de plus grand que lui et où l'identité "de personne" se dissout dans quelque chose d'autre. 
La fusion fait perdre les identités, fait perdre les différences ; la fusion est une expression dans laquelle l'homme perd quelque chose de ce qui lui permet de dire un véritable "JE", d'une personne qui s'adresse à une autre personne.

L'expérience de l’Éternité

Peut-on sentir et expérimenter que l’on est éternel ? On dit parfois que l’art, la philosophie ou la religion peuvent nous permettre d’échapper à notre condition temporelle, et nous faire accéder à l’éternité. Mais sait-on alors ce qu’on dit ? Prétendre à une telle expérience de l’éternité, ne serait-ce pas plutôt une marque de folie ? Ce livre ne veut pas en préjuger. À l’écoute de la littérature, de la philosophie, de la théologie, mais aussi de la clinique psychiatrique, il veut saisir les contours de ces expériences de l’extrême pour les évaluer et tâcher d’en tirer les enseignements pour la compréhension de l’expérience, de l’éternité et de notre condition temporelle. De Spinoza aux tatouages des individus borderlines, de la deep ecology à Simone Weil, ce livre explore les manières de faire sentir et résonner l’éternité.

Sous la direction de Anthony Feneuilet Igor Krtolica.

Contributeurs

Jérôme ENGLEBERT, Anthony FENEUIL, Valérie FOLLET, Bernard FORTHOMME, Igor KRTOLICA, Romain MOLLARD, Pierre-François MOREAU, Carole PINEL, Ghislain WATERLOT, Aurélien ZINCQ

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Histoire de la théologie franciscaine - De saint François d'Assise à nos jours

Voici un essai de synthèse - la première en langue française -de la théologie franciscaine, de saint François jusqu'à nos jours. Bernard Forthomme nous offre un travail attendu depuis longtemps par tous ceux qui cherchent à découvrir ou à mieux connaître la théologie franciscaine. Pour cela, il fallait reprendre non seulement l'évolution complexe de l'Ordre, mais la création de la théologie nouvelle à Paris, dès la première moitié du Xlle siècle ; théologie dans laquelle les premiers frères vont s'insérer. 

->Histoire de a théologie franciscaine

EXERCICES SPIRITUELS PROPRES POUR POUSSER UNE ÂME...JUSQUES AU SOMMET DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE (1622) - RUBÉRIC SÉVERIN

Ces Exercices spirituels (Bordeaux, 1622), suivant Séverin Rubéric, provincial de son Ordre en Guyenne, inaugurent la tradition mystique franciscaine en langue française dans le lignage du mouvement réformateur de la « Récollection ». Ils prolongent de manière novatrice non seulement la mystique italienne de l’abnégation intérieure, le recogimientofranciscain hispanique – antérieur aux modes ignaciens et thérésiens –, mais aussi les exercices spirituels médiévaux pratiqués de manière exemplaire par les Méditations de la Vie du Christ, transmises sous le nom de saint Bonaventure.

Mieux que la deuxième édition – parue sous le titre Exercices sacrés de l’amour de Jésus consacrés à lui-même (Paris, 1623), prudemment augmentée d’une imposante section sur les « vertus de Jésus » – la première édition offre un tracé net et vigoureux de la voie mystique d’amour. Nous l’avons donc préférée pour l’établissement de la présente édition critique, avec les corrections et adjonctions manuscrites portées par l’auteur sur son exemplaire.

-> éditions Honoré Champion

Théologie de la folie Tome 1, 2 et 3

"Le lien étroit entre théologie et guérison n’étonne guère si l’on songe à l’importance des dieux guérisseurs et de la charité hospitalière. Mais la théologique pense qu’aucune guérison, même supposée divine, n’est jamais accomplie. Toute guérison reste à guérir, en appelle à la libre puissance d’aller dans un sens ou dans un autre. C’est à cela que veille la provocation prophétique ou exorciste de l’esprit et sa guérison qui l’interprète ou l’effectue autrement."

->Editions horizon

Corde Noire

Une enfance sortie de la peinture de genre illustrant l’âge d’Or des Pays-Bas, la formation implacable chez les jésuites de Gand, une jeunesse erratique, l’entrée chez les franciscains, l’initiation au Couvent. Soudain, le cordelier Pierre Cordé se voit confier une mission d’espionnage au profit de l’Angleterre et de la France face aux Provinces néerlandaises dont l’hégémonie économique universelle étonne et inquiète.

Viendront les voyages à Jérusalem en mission officielle, un détour par les Açores, l’esclavage algérois, la traversée entière du Sahara blanc et noir, la construction d’une villa italienne en plein désert ! Après avoir mis ses talents d’architecte au service d’un étrange trafiquant, Soura Belyn, Pierre Cordé profite de l’occasion pour s’en affranchir. Ce qui provoque la découverte du centre de l’Afrique au XVIIe siècle, l’ocre de la savane infinie, le désert vert de la jungle, et le désert bleu, la vie sur un îlot des Tropiques durant près d’un an, longtemps avant Robinson — voilà quelques séquences de l’existence tourmentée de l’homme moderne, rencontré par une multitude de rôles ou de personnages, et dont l’aventure est inspirée ici par la Correspondance néerlandaise authentique.

-> Corde Noire

 

Quelques repères

Né à Liège, en 1952. Après des études classiques (gréco-latines), il entreprend des études de philosophie à l’Université de Louvain (Leuven), dans la section grec-arabe. Son premier travail de maîtrise porte sur la Notion de zâhir chez Ibn Hazm de Cordoue, un grand docteur de l’Islam. Ensuite, Louvain étant le premier centre des études husserliennes, il se tourne vers la phénoménologie — le phainomenon prenant en quelque sorte le relais du zâhir — puis, après un séjour d’apprentissage en Allemagne et dans la littérature russe, il soutient sa thèse de doctorat consacrée aux transcendances chez Emmanuel Levinas (entendu préalablement à Paris), sous la direction d’Alphonse de Waelhens, et sous la présidence de Jean Ladrière, philosophe des mathématiques et des sciences de la nature dont l’enseignement, d’une rigueur implacable, reste inoubliable.

De Waehlens s’étant lui-même longtemps consacré à la psychiatrie et à la pratique analytique (lacanienne),  et efforcé d’inscrire la relation à autrui et l’altération de la folie au cœur de la structure anthropologique, Bernard Forthomme entreprend ensuite de longues recherches pour approfondir la question des hallucinations et des délires. Ces recherches s’articuleront dans son enseignement, notamment celui consacré à l’acédie et à la mélancolie — à l’École Pratique des Hautes Études (en Sorbonne) — et aux travaux de Michel Foucault, Gilles Deleuze (son ouverture inspirée à la pensée, à l’art et à la littérature anglo-saxonnes), mais également de Michel Henry, à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

L’importance de la dimension « théologique » des délires mise en relief par Deleuze, a suggéré la poursuite des recherches dans le domaine de l’hagiographie et de l’histoire de la spiritualité apprise des séminaires parisiens de Jacques Le Brun (voir les publications sur Dympna d’Irlande, François d’Assise, Fénelon et Thérèse de Lisieux), mais également dans le champ de la théologie proprement dite (publications sur l’Être et la Folie, la Jalousie, les Émotions, y compris dans leur vecteur dramatique et proprement théâtral et/ou liturgique).

Viendront ensuite divers travaux consacrés à la pratique de la relation d’aide, et notamment aux modalités variées de la conversation et de l’usage de ce langage phénoménologiquement étrange (l’oraison), mais encore au rôle capital, trop souvent et gravement ignoré, que joue la volonté libre dans le processus thérapeutique (voir l’ouvrage consacré à la Volonté perverse). C’est la redécouverte d’une certaine pertinence de l’étiologie en rupture avec la phénoménologie, y compris sous sa modalité ontologique.

Travaux liés à une importante inflexion dans le cours des activités, provoquée par l’engagement, poursuivi plus d’une décennie (non loin de la Salpêtrière), auprès de personnes souffrant de graves difficultés mentales et comportementales. Engagement que l’on ne peut distraire de l’agrégation dans l’Ordre multiséculaire des franciscains, où l’expérience initiale s’est formée au contact des lépreux, et d’une transformation complète de l’attitude à leur égard.  Cette orientation réveillera l’appel — librement consenti — à laisser la fêlure elle-même se dire dans le grand parler poétique (ainsi dans le recueil intitulé Noviciales), mais également dans la prose poétique, que cela prenne la forme de nouvelles ou de romans (jusqu’à ce jour inédits).

L’enseignement dispensé au Centre Sèvres (Facultés Jésuites de Paris) fut et demeure également l’occasion de communiquer un je ne sais quoi et un presque rien, mais aussi un malgré tout libertaire, du grand effort de concordance de ces diverses orientations irréductibles.

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