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Théologie

Bernard Forthomme

La prédestination suivant Elisabeth de la Trinité Au regard de H.-U. von Balthasar

Mise en perspective

Les impasses de la théologie livrée tantôt à l’argumentation philosophique ou à l’ontologie, tantôt à l’expérience psychologique proliférante, cette dérive de l’expérience mystique moderne et de sa mutation en critique morale voire en modernisme, semblait réclamer en urgence une théologie de l’histoire et exemplairement, l’appréciation d’une détermination de celle-ci dans les différentes configurations qui trament l’histoire de la sainteté. Mais cette théologie de l’histoire est confrontée à son tour, en dehors de l’illusion d’une cohérence absoluedes événements contingents, à la tension entre universalité du salut ou celle du consentement radical de Dieu à sa création, et la contraction, le spasme temporel autant que personnel — l’anneau étroit du sablier —, l’abrégé de l’amour de Dieu dans les libres volontés de Jésus. Tension qui peut se traduire également par celle de l’universalité du salut et de la singularité de l’élection, même si elle concerne l’humanité dans un homme ou un peuple particulier, une communion singulière.

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Predestination-2.doc

Crise et reprise de l'excellence religieuse

La crise de la vie religieuse est-elle une crise de l’excellence ? Question difficile dans la mesure même où l’excellence n’est pas un concept, mais une notion idéologique voire onirique susceptible d’affecter des champs sémantiques fort divers, et qui touche le domaine religieux, universitaire, sportif, économique, sexuel, la compétence professionnelle, partout où la performance est à l’ordre du jour. La notion d’excellence telle qu’elle s’entend aujourd’hui, comme substantif absolu et non plus seulement comme qualificatif abstrait d’une réalité ou d’un état, n’est-elle pas au contraire un symptôme de la rupture de transmission de la forme de vie religieuse comme vie de perfection ? L’excellence n’est pas un simple synonyme de perfection et n’est pas associée en premier lieu à la vie religieuse. (...). 

Crise_de_l_excellence_.pdf

Traditions et ruptures

I. La tradition implique-t-elle l’acte et le concept de rupture ?

L’épreuve de la rupture comme condition de possibilité de la tradition

L’idée de tradition est volontiers liée à celle de continuité ; voire à l’idée de développement des richesses insondables d’un événement compris comme majeur — rompant l’histoire en deux —, mais plus rarement au concept de rupture. Or point d’émergence de la tradition consciente d’elle-même, sans une forme d’expérience de la rupture. Seule l’altération de l’identité (idem) ou la rupture d’un standard, induisent la possibilité d’une réelle répétition ou d’une véritable reprise. Autrement, il n’y aurait rien à reprendre, car il ne serait rien arrivé de neuf, rien n’aurait été source de dérapage et de ressaisissement,  rien n’aurait été perçu comme digne d’être réitéré ou redit. Tout véritable événement, en lui-même, malgré les nombreuses analogies dont il est porteur, instaure déjà cette rupture éprouvée comme un hapax, et devient susceptible de tradition ou de répétition différentielle — car toute la répétition vive est sélective et ne propage pas l’originalité sans passage au crible : reprendre tout n’est pas l’acte de répétition et rend impossible l’acte de tradition.

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